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PARTIS D’EN BAS, ILS VONT TOUCHER LES ETOILES (SPECIAL GRAND-EST)

Pour la deuxième édition de ce nouveau format des Tops des Tops, la Team BK va vous présenter en profondeur le parcours de 10 joueurs originaires du Grand-Est, un par département. Il ne s’agit pas de n’importe quels joueurs, puisque ceux-ci ont tous un point commun : ils sont partis d’en bas, et ils vont bientôt toucher les étoiles !

Par AnthonyVivien 18 novembre 2021

Robin Risser Birckel / 68

Club : RC Strasbourg-Alsace

Né le : 2 décembre 2004 (16 ans)

À : Colmar (68)

Poste : Gardien de but

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : FC Bennwihr, SR Colmar, actuellement au RC Strasbourg-Alsace

Sélections internationales : France U16 (3 sél.), France U18 (1 sél.)

@rcstrasbourgalsace.fr

Le Racing Club Strasbourg Alsace compte depuis le 3 septembre dernier un nouveau joueur pro dans son effectif. En effet, le club alsacien a annoncé la signature du premier contrat pro de Robin Risser Birckel (16 ans). Le jeune gardien de but, formé à la Racing Mutest Académie et international U18 avec les Bleuets, a paraphé un bail portant sur trois ans.

Si vous avez suivi l’épisode N°1 du nouveau format des Tops des Tops, alors vous vous souvenez que le premier joueur de ce nouveau format était lui aussi Strasbourgeois puisqu’il s’agissait de Mahamadou Kanouté. Ensemble, Robin et Mahamadou ont fait leurs gammes, en club comme en équipe nationale. Souvent sélectionnés ensemble, le gardien et l’avant-centre ont de nombreux points communs, mais aussi quelques divergences. Complet sur sa ligne et dans ses sorties, il doit encore passer un cap avant de pouvoir jouer avec les pros.

A seulement 16 ans, le natif de Colmar a cependant un beau potentiel et pourrait bien devenir d’ici quelques années une pépite du centre de formation Strasbourgeois. Il a su se montrer en Equipe de France lors de ses 4 sélections, 3 en U16 et une en U18, pour un bilan de 2 victoires, un nul et une défaite, avec toutefois 4 buts encaissés.

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William Mikelbrencis / 57

Club : FC Metz B (N2)

Né le : 25 février 2004 (17 ans)

À : Forbach (57)

Poste : Arrière droit

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : AS Montbronn, actuellement au FC Metz

Sélections internationales : France U16 (4 sél.), France U18 (5 sél.)

@RepublicainLorrain.fr

Le 23 avril 2021 sonne comme un tournant dans la jeune carrière de William Mikelbrencis ! Le défenseur grenat, qui a soufflé ses dix-sept bougies en février dernier, a paraphé son premier contrat professionnel avec le FC Metz, son club formateur. Le Forbachois d’origine s’est engagé pour trois saisons et est désormais lié à la formation mosellane jusqu’en juin 2023.

Après avoir découvert le ballon rond au sein du club mosellan de l’AS Montbronn, William Mikelbrencis a rejoint le centre de formation grenat en 2015. Depuis décembre 2020, il participe régulièrement aux entraînements de l’équipe professionnelle, et a connu sa première convocation dans le groupe messin le 10 février en Coupe de France à Amiens.

En parallèle d’une formation convaincante sur les bords de Moselle, le défenseur a également connu ses premières capes internationales. Apparu pour la première fois en Équipe de France U16 en septembre 2019, William Mikelbrencis compte quatre sélections avec les Bleuets. En janvier et février 2021, il a également été convoqué pour deux rassemblements avec les U17 tricolores. C’est finalement avec les U18 qu’il a de nouveau porté le maillot Bleu à 5 reprises démontrant ses qualités de contre-attaquant, mais également d’excellent défenseur difficile à franchir !

Néo-professionnel, William Mikelbrencis a hérité du numéro 25 ! “Je suis vraiment très heureux d’avoir mon premier contrat professionnel avec mon club formateur. C’est un premier rêve qui se réalise. Maintenant, le plus dur reste à venir, et il faut continuer à travailler” confiait-il pour le site officiel du club Messin.

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Tom Saettel / 67

Club : RC Strasbourg-Alsace (U17)

Né le : 19 juin 2005 (16 ans)

À : Strasbourg (67)

Poste : Attaquant

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : FC Geispolsheim, actuellement au RC Strasbourg-Alsace

Sélections internationales : France U17 (3 sél. – 2 buts)

@RCStrasbourgAlsace.fr

Tom Saettel a commencé le foot à l’âge de 4 ans. Son père entraînait une équipe de seniors, celle de Dachstein, un petit village situé en Alsace. C’est en jouant sur le côté avec son ballon, que le Président du club l’a remarqué et lui a demandé de participer à un entraînement. C’est ainsi que la belle histoire a démarré… Il faut savoir que sa mère était footballeuse, elle jouait à Schiltigheim et en équipe de France Espoirs. Son père, lui, a joué en National à l’AS Pierrots Vauban.

Après une saison effectuée à Dachstein, la famille Saettel a déménagé dans son village actuel, Geispolsheim. Du coup, il a logiquement rejoint le club local. Incroyable mais vrai, il fut surclassé de deux ans, en jouant avec les 2003 ! Et à l’âge de 8 ans, il signe au RC Strasbourg alors qu’il ne voulait pas quitter Geispolsheim, tout heureux de jouer avec ses amis. Son père le poussa à faire un entraînement avec le Racing car il le voulait. Finalement, le p’tit Tom a kiffé et a foncé.

Après avoir fréquenté le sport-études depuis la sixième, à Jean Monnet, il est passé en première STMG cet été. Son entourage le qualifie d’élève attentif même si parfois il peut déborder d’énergie. “Il faut toujours avoir un plan B en parallèle du foot, c’est important. J’aimerais rester dans le sport, je pense notamment aux métiers de kiné ou de préparateur physique. »

Tom est un joueur qui aime percuter, qui provoque les 1 contre 1, un vrai dribbleur. Il utilise sa vitesse pour déborder sur l’aile gauche, tout comme à droite. Ousmane Dembélé est son exemple. “Pour moi, c’est un génie, il est trop fort, il sait tout faire, en plus de jouer des deux pieds. Il est vraiment au-dessus. Oui, il se blesse assez souvent, mais c’est le football, ça arrive, on ne peut pas toujours être au top. À chaque fois qu’il revient de blessure, il retrouve son niveau. Les blessures font partie du football, il faut faire avec” a t’il confié dans la presse Alsacienne, plein de sagesse.

« Depuis petit, je ne pense qu’à une chose : devenir footballeur professionnel. C’est mon rêve ultime. Quand je vais à l’entraînement, je ne pense qu’à ça, je n’ai que ça en tête. Et je fais tout pour réaliser mon rêve. C’est devenu une obsession. La phrase qui me représente : « Apprends à être petit pour devenir grand ». Avant de vouloir être grand, il faut savoir être petit. Dans le sens où il faut savoir faire les sacrifices nécessaires pour devenir footballeur professionnel, il faut s’entraîner dur, dur, dur et à partir de là, tu peux espérer devenir un grand joueur et atteindre les sommets » a t’il ajouté. Tout est dit, il n’y a plus qu’à…

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Martin Adeline / 51

Club : Stade de Reims B (N2)

Né le : 2 décembre 2003 (17 ans)

À : Epernay (51)

Poste : Milieu central

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : Rodez AF, RC Épernay Champagne, Paris SG, actuellement au Stade de Reims

Sélections internationales : France U17 (4 sél.)

@L’Union

Natif d’Epernay, Martin Adeline a fait ses gammes sous le maillot de RCEC avant de rejoindre le centre de formation du PSG. De retour en Champagne la saison passée, le milieu peut continuer sa progression sous le maillot d’un club qu’il a toujours suivi -lui qui était un habitué de Delaune étant plus jeune- mais s’est aussi rapproché de sa famille, un élément important pour le joueur et rendu possible grâce à l’entente trouvée entre les trois parties.

Mettre les pieds dans le football dès l’âge de quatre ans et demi, débuter à Rodez, être surclassé, revenir à Epernay puis finalement être repéré par le PSG : telle a été la trajectoire de Martin Adeline, milieu de terrain prometteur qui avait rejoint le club de la capitale fin 2018. C’est en effet au RAF que le jeune sparnacien prend sa première licence avant de retrouver sa région natale cinq ans plus tard.

Rapidement, le joueur attire le regard des recruteurs. Il prend d’ailleurs part à plusieurs tournois internationaux avec différents clubs professionnels. L’occasion pour lui de se jauger face à des grosses écuries comme le Real Madrid par exemple, qu’il affronte en U14 lors d’un tournoi. Le jeune milieu, qui avait débuté comme attaquant, capte l’attention du PSG qu’il affronte lors d’un amical. Une rencontre au cours de laquelle les impressions des Parisiens sont confirmées, si bien qu’il est invité à prendre part à un tournoi en Turquie, où il dispute une finale. Il intègre finalement le centre de formation du PSG en 2018, à l’âge de 15 ans.

En U16 puis en U17 Nationaux, il fait ses gammes et continue sa progression. « Mentalement, j’ai beaucoup appris là-bas mais pas uniquement. Physiquement, j’ai pu progresser aussi et aujourd’hui je me fixe des objectifs pour continuer à avancer », précise le milieu. Joueur de ballon avec le sens du collectif, il précise : « J’ai pu évoluer à différent postes dans l’entrejeu et je pense qu’il faut encore que je travaille sur le côté défensif notamment tout en perfectionnant mes points forts. C’est important de chercher à aller plus loin, petit à petit, à chaque entrainement. C’est ce qui permet d’avancer ».

Et pour continuer sur cette lancée, c’est un retour aux sources en Champagne que le Sparnacien a choisi. International U17, il confirme tous les espoirs placés en lui. Pourvu que cela dure !

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Neil El Aynaoui / 54

Club : AS Nancy-Lorraine (L2)

Né le : 2 juillet 2001 (20 ans)

À : Nancy (54)

Poste : Milieu relayeur

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : Gava (Esp), depuis les U9 à l’AS Nancy-Lorraine

Sélections internationales : Aucune

@asnl.net

Neil, le fils de Younès El Aynaoui, ancien champion de tennis qui fut classé 22e mondial en 2003, a signé début juin son premier contrat professionnel avec l’ASNL. Neil, qui a découvert le foot lorsque sa famille vivait à Barcelone, est arrivé en France à l’âge de 8 ans. C’est l’âge auquel il a intégré le club au chardon, passant également par le Pôle Espoirs du CREPS d’Essey-lès-Nancy.

« J’ai commencé le foot en Espagne, dans le petit club de Gava, près de Barcelone. On habitait là-bas, à l’époque, parce que c’était plus facile pour mon papa dans sa carrière de tennisman, avec un grand aéroport à proximité. Mes parents sont revenus vivre à Nancy quand j’avais 8 ans. J’ai tout de suite signé à l’ASNL. C’est mon club. Depuis tout petit, j’avais cet objectif de devenir footballeur professionnel à Nancy. Je n’ai jamais regardé ce qu’on aurait pu me proposer ailleurs. Je serais seulement parti de l’ASNL si le club avait voulu se débarrasser de moi. Je me sens redevable après tout ce que j’ai appris ici » a t’il confié à l’Est Républicain. 

Comme beaucoup d’autres pros avant lui, Neil El Aynaoui est aussi passé par le Pôle Espoirs au CREPS d’Essey-lès-Nancy, avec les équipes de Jean-Robert Faucher. Il a franchi les étapes avec beaucoup d’aisance balle au pied, avec également de grandes qualités physiques lui permettant de répéter les efforts à haute intensité. C’est dans les gènes tout ça, avec son père qui a brillé en Grand Chelem, avec également sa maman qui a connu le top niveau en tennis et en patinage artistique. Le grand frère de Neil a aussi brillé au basket dans les catégories jeunes, alors que le plus petit de la fratrie, Noam (17 ans), actuellement au Pôle France Aviron de Nancy, est promis à un très bel avenir dans sa discipline.

Le néo-pro de l’ASNL, lui, est un footballeur tellement complet que Patrick Gabriel, pendant sa formation, a décelé en lui les qualités pour jouer attaquant de pointe. Mais c’est bien dans l’entre-jeu, « en position de relayeur », qu’il se sent le mieux. Son profil sera certainement intéressant, en tout cas, pour le nouveau coach de l’ASNL, l’Allemand Daniel Stendel.

Neil force l’admiration de ses éducateurs, comme en témoignage l’entraîneur de la réserve nancéienne Paul Fischer: “Il court, il va vite et il saute très haut, c’est très rare d’avoir un joueur qui réunit ses qualités, je ne sais même pas s’il y en a un actuellement dans l’effectif des pros. Mais il a encore une grosse marge de progression dans la compréhension du jeu et le mental”, indique-t-il.

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Adam Dihad / 08

Club : ESTAC Troyes (U19)

Né le : 1 mars 2003 (18 ans)

À : Charleville-Mézières (08)

Poste : Défenseur central

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : US La Francheville, ES Charleville, AS Prix-les-Mézières, CS Sedan-Ardennes, CA Villers-Semeuse, AS Prix-les-Mézières, SP Rethel, CS Sedan-Ardennes, actuellement à l’ESTAC Troyes

Sélections internationales : France U16 (5 sél.)

@L'Est Eclair

@L’Est Eclair

Adam Dihad est un véritable couteau Suisse de la défense, puisqu’il peut aussi bien évoluer dans l’axe que sur un côté tout en maintenant un niveau de jeu des plus intéressants. C’est d’ailleurs au poste de latéral droit qu’il performe chez les Bleuets en U16. Sa fine technique et son excellente vision du jeu en font un élément incontournable de la génération 2003 sur le plan défensif, puisqu’il est également à l’aise dans le jeu aérien et dur sur l’homme quant il s’agit de protéger son but.

Surclassé avec les U19 Nationaux de l’ESTAC, le joueur d’origine Marocaine avance à grands pas vers le haut niveau, sans pour autant se précipiter. Apprécié de tous ses coéquipiers, Adam n’en reste pas moins un véritable compétiteur. Capitaine de l’équipe U18 la saison passée en Gambardella, il est également exemplaire en dehors du terrain puisqu’il a obtenu son Baccalauréat technologique en juin dernier. Passé par la section sportive de Football de Salengro à Charleville-Mézières puis par le pôle espoir de Reims, il a su trouver un juste équilibre entre le sport de haut niveau et les études. Un garçon sympathique et réfléchi, en plus d’être un très bon footballeur. L’avenir lui appartient !

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Anis Soubeir / 55

Club : FC Metz (U14)

Né le : en 2007 (14 ans)

À : Verdun (55)

Poste : Attaquant

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : actuellement au FC Metz.

Sélections internationales : Néant.

À 13 ans, Anis Soubeir a signé un Accord de non-sollicitation (ANS) avec le club mosellan, qu’il a rejoint en août 2020 pour au moins cinq ans, après avoir été repéré lors de la FC Metz Tiger Cup. Une durée rare pour un si jeune joueur de football ! Il fréquente le collège Metz-Arsenal, un des établissements partenaires du FC Metz, posé à quelques hectomètres du stade Saint-Symphorien. Il vient d’entamer sa 2e année de préformation en tant qu’interne, puis il intègrera le centre de formation pour une durée de trois ans, après avoir automatiquement paraphé un contrat d’aspirant.

Tout sauf un hasard pour cet attaquant qui suscite l’intérêt de nombreux clubs professionnels depuis plusieurs années. « Finalement, il a choisi Metz, qui lui a déjà permis de participer à de nombreux tournois de haut niveau et on est à fond derrière lui », glisse Youness, son père, joueur émérite et ancien président du SA Verdun-Belleville, où Anis a fait ses classes.

« Ça fait plaisir, on est tous très fiers de lui mais on reste aussi lucides », enchaîne le paternel. « Ça ne veut pas dire qu’il passera pro. Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus dans ce milieu. Et les études, où là aussi il est plutôt bon, restent très importantes. »

D’ailleurs, même s’il se rêve en footballeur professionnel, ce fan de Cristiano Ronaldo s’imagine aussi avocat. Son papa reste d’ailleurs prudent au moment d’évoquer l’avenir de son champion. « On ne tire pas de plans sur la comète », insiste-t-il. « S’il va au bout, tant mieux. Mais le principal, c’est qu’il se fasse plaisir, qu’il vive de grands moments et qu’il se donne les moyens de réussir. Je connais ses défauts et, s’il ne travaille pas assez, s’il ne se fait pas suffisamment mal, ça ne passera pas. »

Le talent lui a ouvert une porte mais cela ne suffira pas pour marcher dans les crampons de David Terrier, le dernier Verdunois passé professionnel au FC Metz, où évolue un autre jeune Meusien, le Revinéen Yann Godart.

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Timothé Robin / 85

Club : Pôle Espoirs FFF de Nançy

Né le : 04 août 2008 (13 ans)

À : Eloyes (85)

Poste : Défenseur

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : actuellement au Pôle Espoirs FFF de Nançy.

Sélections internationales : Néant.

Issu d’une famille de footballeurs, Timothé Robin, qui n’a que 13 ans, fait déjà montre de belles dispositions. Le jeune garçon, qui chausse les crampons depuis sept ans, aimerait faire de sa passion son métier. Il est bien parti pour puisqu’il a intégré à la rentrée le Pôle espoirs du Creps de Nancy.

Brillant élève, le jeune Timothé Robin porte un nom connu et reconnu dans le milieu footballistique. Son papa Frédéric a été au centre de formation d’Auxerre avant d’intégrer le SAS Épinal.

Ses oncles ont tous, eux aussi, joué des rôles importants sur les terrains, sans oublier Milan, son cousin, qui a fréquenté le Pôle espoirs du Creps de Nancy et qui est aujourd’hui joueur professionnel au SO Chotelais.

Du haut de ses 186 cm, Timothé compte bien désormais jouer son propre rôle et porter haut et loin le nom Robin.

L’adolescent a commencé le football à 5 ans au FC Éloyes où il n’a eu aucune peine à se faire remarquer.

« Le football pour moi est une passion et j’aimerais pouvoir en faire mon métier. J’ai participé à toutes les journées de détection qui ont été organisées par le Pôle espoirs de Nancy, à Épinal, Avière, puis à Villers-lès-Nancy avec les 90 autres meilleurs joueurs du Grand Est. J’ai été retenu avec 26 autres », dit humblement Timothé.

Ne rentre pas au Pôle espoirs du Creps qui veut. Les places sont chères. Passées toutes ces étapes, il a été convié à passer un week-end meurthe-et-mosellan. Il a découvert le centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps) de Nancy, a été mis en situation réelle au Pôle espoirs, a subi moult entretiens individuels, fait des tests, etc. Seuls 17 gamins ont alors été sélectionnés. Puis le verdict est tombé, Timothé est admis et va vivre deux ans loin des siens, de ses amis et de son club. Deux ans de travail et de rigueur pour tenter d’intégrer un centre de formation.

Marion, sa maman, et Frédéric, son papa, sont bien sûr très fiers même si maman est prise entre deux sentiments : la fierté et l’angoisse de voir « son bébé » quitter, très jeune, le nid familial. Elle se rend à l’évidence : « C’est tellement une belle aventure pour lui que l’on ne peut qu’accepter », constate-t-elle.

Dès la rentrée de septembre, Timothé a intégré le collège Jean-Moulin à Tomblaine et il a du rejoindre un nouveau club mais il n’oubliera jamais le FC Éloyes. « C’est là que tout a commencé. J’ai beaucoup apprécié toutes ces années passées ici ; je ne les oublierai pas et je tiens à remercier tous mes entraîneurs, papa, Dany, Alexis, Nino et Fabrice. Mes amis du club et les U15 vont me manquer », confie-t-il.

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Sayha Seha / 10

Club : ES Troyes AC (U19)

Né le : 15 janvier 2005 (16 ans)

À : Troyes (10)

Poste : Ailier gauche

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : Sporting FC Troyes, actuellement à l’ES Troyes AC.

Sélections internationales : Néant

@Adidas

Sayha a grandi à Troyes, où il y a commencé le football à l’âge de 6 ans dans un club de quartier qui s’appelle le « Sporting ». C’est au poste de gardien de but qu’il a signé à 8 ans à l’ESTAC jusqu’à l’âge de 11 ans. Tellement il impressionne, on le surnomme “le chat”, mais son coach du moment remarque son excellent jeu au pied, et le convainc de passer joueur. La première année a été dure, il lui a fallu un temps d’adaptation, car il manquait de repères. La deuxième année fut la bonne, avec en prime la signature d’un contrat ANS (accord de non sollicitation). Il fut surclassé avec les 2003 et les 2004.

C’est au poste d’ailier gauche qu’il a pris ses aises. À 16 ans, en janvier dernier, il a signé mon premier contrat professionnel avec l’ESTAC, malgré les sollicitations de nombreux clubs de prestige comme Manchester United qui est directement entré en contact avec Troyes. Mais l’attachement pour son club de coeur l’a emporté. Ses deux petits frères y jouent également.

À l’école, il est également un bon élève, où il apprend l’italien et l’anglais, en prévision de la suite de sa carrière. Cette année, il est en première STMG, tout en étant externe au centre de Formation puisqu’il vit à Troyes.

Sur le terrain, Sayha est un vrai leader, il tire l’équipe vers le haut. Comme pour tout attaquant, il doit encore s’appliquer pour les tâches défensives, même si de réels progrès ont été réalisés sur ce point. Ses sources d’inspirations sont les jeunes joueurs comme Marcus Rashford, Jadon Sancho ou encore Phil Foden. Chez les plus grands, il regarde Neymar et Cristiano Ronaldo. Réussir dans le foot est son plus grand rêve. Il est sur le bon chemin, en témoigne sa présélection l’été dernier pour une large revue d’effectif pour l’EDF U16.

La phrase qui le représente : « La haine se transforme en dalle et la dalle se transforme en réussite ». C’est une punchline du rappeur Ninho, qu’il affectionne tout particulièrement. Tout est dit.

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Maxence Aubertin / 52

Club : FC Chaumont (U14)

Né le : en 2007 (14 ans)

À : Chaumont (52)

Poste : Défenseur axial

Nationalité sportive : Française

Clubs successifs : ASPTT Chaumont Foot, actuellement au FC Chaumont

Sélections internationales : Néant.

Voici l’inconnu au bataillon ! Croyez-nous, que ce fut difficile de trouver un futur talent issu de la Haute-Marne, département dépourvu de clubs de niveau National… Mais le p’tit “Max” comme le surnomment les intimes méritait bien que l’on s’attarde sur son profil. Issu d’une famille où trois générations ont porté le maillot de l’ASPTT Chaumont, il supporte l’OM tout comme son papa et son grand-père. Autant dire, que les Aubertin sont de vrais passionnés de football !

C’est à 4 ans et demi que Maxence a tapé ses premiers ballons en club. Ce petit bonhomme devenu presque grand évolue au poste de défenseur central et a pour modèle un certain Raphaël Varane. Des qualités, ils en possèdent c’est indéniable. Ils les a d’ailleurs exportées au FC Chaumont, le plus grand club de sa ville natale.

Ndlr : Chiffres arrêtés au 15 novembre 2021.

Lire aussi >> Premier volet : Spécial Ile-de-France