Adrien Rabiot Billion Keys

Étranger

ADRIEN RABIOT

Par Anthony Vivien 03 mai 2021

Adrien, le PSG va se déplacer à Manchester City ce mardi, pour le compte de la demi-finale retour de la Ligue des Champions. A l’âge de 13 ans, tu as rejoint ce club anglais. Pourquoi avoir opté si jeune pour ce choix de partir à l’étranger ? Comment s’est déroulée ton intégration ?

Je suis parti en Angleterre à la fois pour un choix sportif, mais également pour un choix familial. Pourquoi City ? Tout simplement parce que le projet sportif était intéressant. En toute sincérité, je n’ai pas vraiment rencontré de difficultés pour mon intégration puisque mes proches étaient à mes côtés. Je n’étais donc pas livré à moi-même, en me retrouvant par exemple dans une famille d’accueil. J’avais quelques bases d’anglais apprises à l’école. Mon frère et moi-même avons été très bien accueillis à l’école. Nous étions tous les deux dans la même classe, ce qui a facilité notre adaptation. Les anglais étaient contents également de pouvoir échanger avec des français.

Sur le plan footballistique, j’ai immédiatement été surclassé avec des joueurs qui avaient deux voire trois ans de plus que moi. J’appréciais beaucoup le jeu pratiqué, qui n’était pas basé sur le kick and rush. Je suis arrivé pile au moment où le club venait d’être racheté par des investisseurs des émirats arabes unis. Beaucoup de jeunes joueurs recrutés étaient originaires de toute l’Europe. Il y avait des belges, un Luxembourgeois, un serbe, un portugais… Je me suis retrouvé au milieu de grands gabarits, alors que j’étais loin d’avoir fini ma croissance. Il a fallu que je me fasse violence, notamment en salle de musculation, alors que ce n’était trop la période adaptée.

J’y suis resté seulement six mois, bien que ça aurait dû durer plus longtemps. Ce fut une période très enrichissante, lors de laquelle j’ai pu perfectionner mon anglais. Mes proches et moi-même gardons de très bons souvenirs de cette expérience.

Tu retournes en France en signant au Pau FC et en intégrant par la suite le Pôle Espoirs de Castelmaurou. Choix plutôt étonnant pour le Francilien que tu es ?

Etant donné que mon expérience s’était dans l’ensemble plutôt bien déroulée, je n’étais pas inquiet à l’idée de devoir évoluer loin de ma région natale. Lorsque j’ai intégré le Pôle Espoirs, j’avais déjà un accord avec le PSG. N’ayant pas l’âge pour intégrer le centre de formation, j’ai temporisé durant une année avant de venir à Saint-Germain-en-Laye. J’ai adoré cette année passée au Pôle Espoirs, car je fréquentais un collège extérieur avec des « jeunes normaux ». Nous n’étions pas enfermés qu’entre footballeurs. Beaucoup de mes coéquipiers étaient issus de la région toulousaine, je n’en garde que de bons souvenirs. Le directeur du centre était Yannick Stopyra (ndlr : ancien international français) avec qui j’ai toujours eu un excellent relationnel.

 

© AFP /F.Fife

En 2010, tu intègres le centre de formation du PSG, au sein de la promotion 95 parmi laquelle figurent Mike Maignan et Presnel Kimpembe. Ca n’a pas du être si facile que cela d’intégrer un groupe de joueurs se connaissant depuis plusieurs années ?

Lorsque j’évoluais à l’US Créteil, j’ai souvent affronté le PSG. Je connaissais déjà la plupart de mes nouveaux coéquipiers. De plus, j’avais participé au tournoi de Mougins (06) avec le PSG, avant de partir en Angleterre. A mon retour au PSG, les joueurs étaient quasiment tous les mêmes. Nous nous sommes tout de suite très bien entendus. Tout le monde savait que j’allais venir au club, ils ont facilité mon intégration.

Etant donné que j’ai grandi à Paris, je connaissais tous les codes. C’était naturel pour moi. Ce n’est pas comme si j’étais un jeune étranger qui débarquait à Paris, sans connaître la mentalité parisienne. Pourtant, je me suis quand même embrouillé rapidement avec Mike (Maignan), avec qui j’ai scellé une vraie amitié par la suite. Je n’ai jamais cherché à me faire passer pour un autre. Beaucoup de personnes stigmatisent le centre de formation du PSG, mais pour ma part je me suis toujours bien entendu avec tout le monde.

Opter pour le PSG était tout de même risqué, surtout à une période où les jeunes issus du club n’avaient pas vraiment leur chance en équipe première ?

Mon choix envers le PSG s’est fait avant la venue des nouveaux propriétaires. J’avais un engagement avec le club depuis une année. Certes les jeunes ne jouaient pas régulièrement chez les pros, j’aurais pu également signer dans n’importe quel autre club, mais j’avais une ligne droite bien définie en tête. Chacun possède son propre projet et sa propre détermination.

Est-il selon toi indispensable de fréquenter un centre de préformation pour se donner un maximum de chances de devenir footballeur professionnel ?

Je ne pense pas que cela soit essentiel, ni déterminant. Par contre, il est important de rester avec sa famille. Il ne faut pas être livré à soi-même trop tôt. Si un jeune pratique le football à un bon niveau, il peut bien évidemment être tout aussi performant en intégrant un centre de formation à 15 ans. Partir à 12 ans de chez soi pour intégrer un centre de préformation n’est pas évident à vivre. Ça engendre un long cycle de formation sans réelles garanties. Beaucoup de jeunes ne tiennent pas dans le temps, car l’éloignement de leurs proches les pèsent de plus en plus.

Pour ma part, mon cursus a été organisé de la sorte. Heureusement, j’avais la possibilité de jouer en club chaque week-end et ainsi retrouver les miens. Plus ça va, plus les choses vont vite et se décident de plus en plus tôt. Ce n’est pas forcément mieux. Il faut laisser le temps aux jeunes de grandir et de mûrir. Le rythme et la pression peuvent faire des dégâts chez certains. A 12 ans, un jeune n’est pas forcément prêt à tout ça. Certains peuvent être très bons sur le terrain, mais ils ne passeront pas un cap à un moment donné car il y aura eu un trop plein de tout. Tout dépend du caractère et du degré de maturité chez le jeune concerné.

Etre apprenti footballeur, c’est aussi faire face à de nombreuses concessions. Comment as-tu fait pour maintenir le cap ?

A partir du moment où l’on intègre un centre de préformation ou un centre de formation, il faut s’attendre à faire une croix sur un grand nombre de choses. C’est la vérité. Voilà pourquoi, cette décision doit être prise en commun avec les parents et surtout mûrement réfléchie. Le rythme de travail est si intense la semaine, que lorsque l’on rentre le week-end chez soi on voit très peu nos amis. La fatigue nous pousse souvent à favoriser le repos. Il faut également adapter une alimentation saine, ce qui quelque part ne peut être qu’une bonne chose. On peut parfois s’accorder un McDo ou bien un sandwich grec, mais il faut veiller à suivre les recommandations. Les sorties pour aller au cinéma ou pour aller voir les copines sont finies. Pendant les vacances, on peut décompresser, mais le reste du temps on est focus sur le football. Parfois j’étais frustré quand je voyais mon frère aller s’amuser avec ses potes, c’était la normalité… Mais je devais être en adéquation avec ma motivation.

Justement Adrien, où as-tu puisé cette force mentale si jeune ?

Depuis tout petit, j’ai toujours eu ça en moi. Ma passion pour le football, s’est très vite transformée en objectifs à atteindre. J’ai toujours accordé une grande importance aux entraînements pour être performant lors des matches. Ma mère m’a toujours dit que c’était rare de voir cela chez un enfant. Dès mes 6 ans, j’ai affirmé avec détermination que je voulais être footballeur. Elle a toujours été très surprise par cela. Il n’y a pas d’explication rationnelle, ça se révèle en nous de manière naturelle. Rien n’a jamais pu interférer ma passion pour le football. J’ai toujours eu pour objectif de jouer avec l’équipe du dessus. J’ai fonctionné avec cet état d’esprit pour atteindre le plus haut niveau.

Tu as signé ton premier contrat professionnel le 02 juillet 2012. Te rappelles-tu de ce moment ?

A cette époque, signer un contrat professionnel était une sorte d’aboutissement. J’ai effectué un long parcours avant de passer pro. On ne peut pas minimiser cet instant. C’est une étape très importante. Elle s’est déroulée dans des conditions particulières, car Carlo Ancelotti m’avait intégré dans le groupe professionnel quelques mois auparavant. J’étais le premier jeune du centre de formation sous l’ère Qatarie à qui on faisait confiance. Signer à 17 ans, c’est quelque chose de très fort, c’est l’un des meilleurs moments de ma vie.

Aujourd’hui, les clubs permettent aux jeunes de signer plus facilement un contrat professionnel, la plupart du temps pour éviter de les voir signer ailleurs. Il y a un peu moins de mérite. C’est dommage pour les jeunes, car ça ne les pousse pas à se surpasser. Il y a sûrement moins de joie à l’obtenir, car ils savent à l’avance qu’ils vont l’obtenir. Un premier contrat professionnel n’est plus un véritable gage de réussite dans le temps, puisque les jeunes signent parfois à 16 ans. Le chemin est encore long derrière. Certains signent également pour des raisons autres que purement sportives. Les clubs leur offrent de plus en plus jeunes des salaires conséquents étalés sur des contrats longues durée, juste pour voir, au cas où le jeune se révélerait par la suite, mais sans réel projet d’évolution…

© 90Min.

Ton intégration au groupe pro du PSG n’est pas forcément passée inaperçue, notamment par les médias spécialisés. Est-ce terrifiant de faire face si jeune à cette horde de journalistes ?

Cette signature, je la sentais venir car j’étais déjà intégré au groupe pro. Inconsciemment, j’étais préparé. Je n’ai pensé qu’aux miens et à tout le chemin parcouru pour y arriver. J’ai ressenti une joie immense ce jour-là. J’ai repensé à tous les sacrifices effectués par ma famille et par mes amis pour que j’y parvienne. Je ne me suis pas attardé à tout le tapage médiatique que ça a généré. Sur le moment, on vit la chose intensément car c’est incroyable.

Qu’est-ce qui change le plus lorsqu’on signe un contrat professionnel ?

Toute ta vie ! Un nouveau contrat, un nouveau salaire conséquent tous les mois, une autre sphère médiatique… Ce n’est plus la vie d’un jeune de 17 ans lambda. Il y a les personnes qui vous encouragent, celles qui vous jalousent. On se rend compte de qui sont les véritables amis. Beaucoup veulent le devenir aussi… On nous reconnaît et on nous interpelle dans la rue dès qu’on passe à la TV, surtout que j’habitais à Paris. On est bien accueilli partout où l’on se déplace, dans les magasins ou les restaurants.

Pour faire face à ce changement notable, il faut être très bien entouré et avoir reçu une bonne éducation, c’est capital. Ça m’a aidé depuis mon plus jeune âge, pour être à l’aise dans mes baskets. Très vite nous sommes sollicités pour des interviews ou des reportages, il est important de savoir bien s’exprimer. Sans une bonne éducation…

Ce milieu est nouveau pour nous mais aussi pour notre entourage. Se voir à la télévision ou sur la une d’un magazine, c’est à la fois intriguant et bizarre. On s’adapte rapidement. Je le redis et le répète, c’est même à sur-ligner, l’entourage est hyper important dans la réussite d’un jeune joueur. Certains jeunes grandissent parfois dans des conditions compliquées, car leur famille est parfois absente. C’est donc une vraie chance d’avoir des proches impliqués. Il faut entretenir ce lien fort car le jour où il n’y aura plus personne…

Quelles attitudes doit adopter un jeune joueur qui intègre un groupe professionnel ?

Je pense qu’il est plus facile aujourd’hui pour un jeune d’intégrer un groupe pro que par le passé, car les groupes ont considérablement rajeunis. La connexion se fait rapidement dorénavant. Au PSG, les jeunes ont toujours été très vite mis à l’aise. Avec Mike (Maignan) et Presnel (Kimpembe), nous avons toujours veillé à bien intégrer les plus jeunes. Notre présence en a rassuré plus d’un. Si on leur demande, je suis persuadé qu’ils diront ne pas avoir ressenti un fossé entre eux et les pros confirmés.

Bien évidemment, il faut adopter le comportement adéquate car on est d’abord là pour travailler. Cet état d’esprit a toujours été mon moteur. Je n’ai jamais rien dit, j’ai toujours été respectueux des plus anciens, tout en montrant sur le terrain que j’étais là pour gagner ma place. Il est certain qu’au tout début, on se fait un peu petit car on est entouré de joueurs plus âgés, qui sont bien souvent pères de famille.

Je n’ai pas ressenti cet écart, car j’ai tout misé sur des valeurs de respect. Ils ont tous pu voir que je me donnais à fond sur le terrain. Pour gagner la confiance des pros confirmés, c’est le seul moyen.

Quand on est un jeune joueur, il est souvent plus facile pour un coach de l’utiliser à des postes multiples. Est-ce déstabilisant pour pouvoir faire ses preuves et ainsi convaincre ?

Très souvent, les coachs vont faire entrer les jeunes lors des deux ou trois minutes restantes. C’est plus facile pour eux de le faire lorsqu’il n’y a plus d’enjeu, il ne faut pas se voiler la face. Il est important pour tous les joueurs d’être polyvalent, de savoir s’adapter à divers postes. C’est bien lors des premières années pour obtenir du temps de jeu rapidement, mais ça peut être à double tranchant.

A vouloir être trop polyvalent, trop longtemps, on ne devient plus expert d’un poste en particulier, et de ce fait, on n’est plus le premier choix à un poste bien précis. Etre polyvalent n’est pas un défaut bien au contraire, mais il faut savoir l’utiliser à bon escient. C’est bien d’avoir plusieurs cordes à son arc. Je me remémore que mon coach David Bechkoura, chez les jeunes du PSG, m’avait utilisé en 5, en 6, en 8, en 10 et même en 9 ! Ça m’a d’ailleurs plu, car c’était un moyen de mieux comprendre les postes qui m’entouraient sur le terrain. Dans le cadre d’une formation, il faut aller en ce sens. Ce n’est pas pour rien qu’on utilise le terme centre de formation.

Mais à un moment donné, il faut arrêter d’être baladé à gauche puis à droite. Il faut devenir expert à un poste, travailler dur et en étant focus sur ce poste précis.
Certains joueurs ont réussi ou réussissent malgré tout d’honorables carrières en étant polyvalent, mais ce n’est pas la majorité des joueurs.

Quelles sont les clés pour faire face au succès ?

Tout dépend de la personnalité de chacun. Etre couronné de succès n’est pas un problème, à condition d’être très bien entouré. Tout va à 2000 à l’heure quand ça nous tombe dessus ! Dans le football d’aujourd’hui on devient très vite une super star après avoir réalisé deux ou trois bons matches. On est très vite sollicité pour répondre à des interviews, pour aller sur des plateaux de télévision, par divers sponsors… On peut très vite se perdre. Il ne faut pas s’éparpiller et rester focus sur le football.

J’ai vu beaucoup de joueurs pétris de talent mais qui se sont vite éparpillés. Ils ont signé des contrats avec des marques sans réel projet, ils ont fait des séances photos pour se mettre en avant sur les réseaux sociaux… J’ai toujours été à l’encontre de cette façon de faire. Je me suis toujours dit que tant que je ne serais pas installé durablement au niveau professionnel, je ne me permettrais pas d’agir de la sorte. Bien s’entraîner et être performant sur le terrain doit être plus fort que tout le reste qui est secondaire voire tertiaire.

© Les Titis du PSG

Comment se sont passés tes premiers pas professionnels à l’étranger, qui plus est à la Juventus Turin ?

En arrivant, je me considérais déjà comme un grand garçon. J’y ai signé à 24 ans, ce n’est pas comme ci j’étais venu juste après ma formation. Il est certain qu’en signant à l’étranger beaucoup de choses changent. A chaque journée qui passe, on mûrit. C’est un autre type de football, une autre façon de faire, une autre langue. C’est un changement important à tous les niveaux.

Peux-tu nous décrire le programme d’une journée-type ?

Je prends mon petit-déjeuner au centre d’entraînement. Nous avons toujours rendez-vous une heure avant le début de la séance d’entraînement qui débute à 11h00 sur le terrain. Toutefois, à 10h30 tout le monde est en salle de musculation. Nous réalisons un travail de prévention. Chacun fait en fonction de ses besoins du moment. A la Juventus, c’est un aspect très important.

Au PSG, nous pouvions rester dans les vestiaires sans faire ce travail en amont d’une séance. Ici, ça bosse très dur entre deux matches. Après chaque entraînement, nous prenons beaucoup de temps pour les soins et le travail de récupération. C’est très professionnel à ce niveau. La mentalité italienne ne tolère aucun écart sur ce plan. On utilise les bains froids ou chauds, mais aussi la piscine. Ensuite , nous déjeunons tous ensemble. Généralement, je quitte le centre d’entraînement vers 14h30.

Qu’éprouves-tu lorsque tu joues dans des stades vides ?

C’est naze ! Ça a clairement un impact sur les matches, sur les compétitions. Quand il y a 40 000 ou 50 000 spectateurs, tu sais pourquoi tu es là. Là, on a l’impression de jouer des matches d’entraînement. La motivation n’est pas au même degré qu’habituellement, car ce n’est pas du tout la même adrénaline. Nous avons besoin de jouer devant nos supporters, nous sommes habitués à cela et en avons besoin. Le public peut aider une équipe à se surpasser dans les moments qui peuvent être compliqués. Quand une équipe est sous pression ou bien qu’elle est touchée mentalement, ses supporters peuvent lui permettre de redoubler d’efforts pour arracher un résultat positif.

Le tennisman français Benoît Paire peut parfois exagérer dans son attitude, mais je comprends totalement son manque de motivation par rapport à cette situation inédite. On ne fait pas du sport de haut niveau pour exercer notre discipline à huis clos. Il faut prendre notre mal en patience, en espérant un retour rapide des supporters dans les stades.

Tu as sacrément pris en masse musculaire, le secret de ta recette ?

Je rassure tout le monde, je ne prends pas le moindre produit illicite ! Il est vrai que l’on me fait régulièrement remarquer que j’ai pris en masse musculaire. C’est le fruit de la méthode de travail à la Juventus. Pourtant, je ne bosse pas spécifiquement plus que les autres joueurs en salle de musculation. Je pense que c’est davantage lié aux exercices effectués sur le terrain lors de la pré-saison et pendant la saison, ainsi qu’à une bonne hygiène de vie.

Du haut de tes 26 ans, apprends-tu encore des choses ?

On apprend tous les jours, toute notre vie et de tout le monde. En signant à la Juventus, j’ai appris une nouvelle méthode de travail. Avec un coach tel qu’Andrea Pirlo, on ne peut qu’apprendre ! Il ne peut que m’aider à progresser. J’ai également fait la connaissance de nouvelles personnes avec leur propre savoir-faire, de coéquipiers avec des qualités diverses et variées. C’est un apprentissage permanent.

Impossible de ne pas le citer lorsqu’on parle des clés de la réussite… Si impressionnant que cela CR7 ?

La clé de sa réussite est là : le travail, le travail et encore le travail. Que cela soit dans le foot ou d’autres domaines. Je pense notamment à Elon Musk, le patron du constructeur de véhicules Tesla (ndlr : Cet américain s’est hissé le jeudi 7 janvier dernier au rang d’homme le plus riche du monde grâce à l’envolée des actions en Bourse, devançant Jeff Bezos). Ce sont des bosseurs qui n’arrêtent jamais.

Depuis que je côtoie Cristiano, il fait preuve d’une très grande rigueur dans son travail au quotidien. On se répète souvent à son sujet, mais il n’y a pas de secret. Certes il possède très certainement un talent naturel, mais il n’y a pas que ça, ça serait trop facile. Il a également l’intelligence de bien connaître son corps. A trente-six ans, il sait exactement comment il doit gérer ses efforts.

Ca ne s’apprend pas, c’est un état d’esprit, une question de volonté. C’est ça que je puise chez lui au quotidien, cette volonté de rester focus sur ses performances sportives. A son âge, il joue quasiment tous les matches, ce qui engrange de la fatigue, une véritable dépense énergétique et pourtant il répond toujours présent. Sa détermination à toute épreuve est exemplaire.

© Icon Sport

Adrien, toute la Team BK te remercie infiniment pour ta disponibilité et ta sincérité, et te souhaite d’atteindre les objectifs qui te sont les plus chers.

Je suis intimement persuadé que ce projet va être très utile aux plus jeunes. C’est avec un grand plaisir que je vous aie fait part de mon ressenti sur des thèmes qui touchent directement les jeunes dans le monde du football. L’angle choisi pour cet entretien est très intéressant, car il aborde des sujets rarement traités par les médias spécialisés.

Comme tout le monde le sait, je ne suis pas trop du genre à vouloir me mettre à tout prix en avant, mais quand Billion Keys m’a sollicité, j’ai prêté une attention toute particulière. Pourquoi ? Tout simplement parce que le dévouement de son équipe envers les autres mérite d’être mis en lumière. J’aime soutenir les projets qui s’appuient sur des notions de partage.

Je souhaite une franche réussite à toute la Team BK et encourage vivement la communauté BK à soutenir sans faille ce magnifique projet.

Billion Keys remercie tout particulièrement Anthony Vivien, membre de la Team BK, qui a rendu possible la réalisation de cet entretien.